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Comme de récentes études scientifiques l’ont démontré, l’allaitement maternel est un élément crucial pour la survie, la santé et le développement du nourrisson et du jeune enfant, c’est pourquoi l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’UNICEF le recommandent de manière exclusive jusqu’à 6 mois et ensuite, en complément de l’alimentation jusqu’à 2 ans ou plus.

Il est prouvé que la pratique de l’allaitement maternel tel que recommandé réduit de façon significative la mortalité infantile, alors que l’absence totale ou partielle d’allaitement entraîne des risques sanitaires accrus (infections périnatales, diarrhée et pneumonie, soit les pathologies infantiles les plus mortelles). De plus, l’allaitement entraîne une réduction du risque de surpoids, d’obésité et un quotient intellectuel plus élevé. La pratique de l’allaitement apporte aussi des bénéfices sur le plan de la santé maternelle, notamment réduisant le risque de cancers de la sphère gynécologique et les facteurs de stress post-partum.

Consciente de l’importance cruciale de l’allaitement pour le développement des enfants, la santé maternelle et la pérennité sociale et économique des familles et des nations, la communauté internationale a adopté en 1981 le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel, qui pose un cadre réglementaire strict aux pratiques commerciales afin de protéger l’allaitement maternel. En 1990, dans le but de mieux protéger, d’encourager et de soutenir l’allaitement maternel, la communauté internationale a adopté la Déclaration d’Innocenti sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, renouvelée et étendue 15 ans plus tard, en 2005.

En 1991, dans le sillage de la Déclaration d’Innocenti, l’OMS et l’UNICEF lance conjointement l’Initiative Hôpitaux Amis des Bébés (Baby-Friendly Hospital Initiative, BFHI) afin de garantir le respect des principes définis à Innocenti en milieu hospitalier. Par la suite, la Déclaration d’Innocenti ainsi que l’Initiative Hôpitaux Amis des Bébés ont servi de base au développement de la Stratégie mondiale pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, adoptée en 2002 par l’Assemblée Mondiale de la Santé (AMS) dans le but de renforcer les efforts de promotion, d’encouragement et de soutien aux pratiques optimales d’alimentation infantile et en particulier l’allaitement.

La Stratégie mondiale définit non seulement les obligations des Etats à ce sujet, mais aussi celles des organisations internationales, des ONG et des autres parties concernées, dont les acteurs commerciaux. Ces derniers sont tenus de respecter directement les dispositions du Code international, indépendamment de leur mise en œuvre par le biais de lois nationales.

Cette obligation est réitérée dans l’Observation générale No 15 émise en 2013 par le Comité des droits de l’enfant, qui prévoit qu’ « entre autres responsabilités et dans tous les contextes, les entreprises privées devraient: … se conformer aux dispositions du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel et des résolutions ultérieures de l’Assemblée mondiale de la santé portant sur cette question… » Malgré ces dispositions, les entreprises produisant des substituts de lait maternel ne remplissent pas leurs obligations et enfreignent systématiquement les dispositions du Code international.

En 2014, les deux documents finaux de la Deuxième Conférence internationale sur la nutrition (Déclaration de Rome sur la nutrition et Cadre d’action) reconnaissent également l’importance de l’allaitement maternel et recommandent les actions nécessaires à entreprendre. Pour plus d’information, lire le document Reconnaissance de l’allaitement maternel, préparé par Mme Maryse Arendt (IBFAN Luxembourg), qui présente les extraits de la Déclaration de Rome ainsi que les recommandations du Cadre d’action relatifs à l’allaitement.