Accueil > Actualités > Contribution d’IBFAN sur les implications en matière de droits de l’homme de l’utilisation généralisée de pesticides dangereux

L’augmentation des quantités de pesticides utilisées au cours des 50 dernières années est en effet alarmante. Les nourrissons et les jeunes enfants comptent parmi les plus sensibles à l’exposition aux pesticides en raison de leur stade précoce de développement ; leurs organes, ainsi que leurs systèmes immunitaire, reproducteur et nerveux, sont encore en cours de maturation. Par rapport aux adultes, ils consomment davantage d’aliments et d’eau par unité de poids corporel, ce qui entraîne une exposition plus importante et cumulative. Les taux d’absorption des substances chimiques et des éléments toxiques sont plus élevés que chez les adultes, tandis que les taux d’excrétion sont plus faibles en raison de l’immaturité de la fonction rénale.

Au sein de ces groupes vulnérables, il est donc d’une importance vitale de s’attaquer aux effets nocifs des expositions aux pesticides, tant prénatales que postnatales. Cependant, il est également nécessaire d’évaluer l’impact de l’exposition aux pesticides avant la conception, tant chez les futurs pères que chez les futures mères. Il s’agit là d’une lacune et d’une faiblesse tant au niveau de la recherche que de la réglementation.

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