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12.06.2024

Le lait maternel (LM) est un produit physiologique adapté aux besoins du bébé. Ce n’est pas seulement une ressource de nutriments, il contient aussi des composés bioactifs précieux (6 fois plus d’éléments que les autres laits de mammifères). 

Il y a de nombreux effets biologiques qui s’entrecroisent et sont mutuellement en synergie dans un système multifactoriel complexe, faisant intervenir en synergie hormones et enzymes du plasma maternel avec celles du tube digestif du bébé.

C’est le meilleur aliment pour les nourrissons. Il satisfait la totalité des besoins nutritionnels du nourrisson jusqu’à six mois, 1/2 des besoins entre 6 et 12 mois, et plus de 1/3 entre 12 et 24 mois.

« Le lait maternel est l’aliment idéal pour les nourrissons. Il est sûr, propre et contient des anticorps qui les protègent de beaucoup de maladies infantiles courantes.
Le lait maternel apporte toute l’énergie et les nutriments dont le nourrisson a besoin pendant les six premiers mois de vie, et continue de couvrir la moitié ou plus de ses besoins nutritionnels pendant le second semestre de vie et jusqu’à un tiers de ceux-ci pendant la deuxième année. » Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Les bénéfices de l’allaitement sont dose-dépendant. Plus longtemps l’enfant est allaité, plus l’allaitement apporte de bénéfices pour la santé de la mère et de l’enfant.

Prébiotique et probiotique

Considéré comme prébiotique et probiotique, le lait maternel permet l’adaptation du bébé à son milieu de vie par la colonisation bactérienne de son tube digestif. 

Par un mécanisme encore mal connu, la mère transmet son microbiote par le biais des glandes mammaires. 
Son régime alimentaire, la prise de médicaments (antibiotiques en particulier) et son environnement jouent un rôle important sur la composition de son propre microbiote. 
La variabilité de la composition bactérienne du microbiote intestinal du bébé allaité peut être expliquée par la concentration d’une cytokine polypeptidique ou TGT (transforming growth factor).     

Le bébé né par césarienne ne bénéficie de la colonisation par la flore maternelle au passage de la filière génitale. La mise au sein lui permet de constituer en partie sa flore par le biais du microbiome du lait maternel et du microbiome cutané de sa mère par le contact peau à peau.

Pour les néonatologues, le LM est un médicament qui favorise une croissance harmonieuse du bébé prématuré, et la prévention de certaines complications liées à son immaturité, en particulier l’entérocolite nécrosante (effet protecteur sur les intestins de la protéine neuréguline-4).

Le lait préterme est plus riche en protéines totales, IgA, lysozyme pendant les 2 premières semaines postpartum. 
Au cours de la période totale d’allaitement, la composition du LM varie et s’adapte aux besoins du nourrisson.

Composition du lait maternel


Eau 
: 87%

Cette quantité d’eau assure une hydratation optimale du nourrisson. 

Un apport supplémentaire n’est pas nécessaire même en cas de forte chaleur ou de fièvre, à condition que l’enfant puisse téter sans restriction.  

 

Glucides (80 g/L, 4 Kcal/g) dont 85 % de lactose

Le Lactose assure une importante source d’énergie. Il favorise l’absorption du calcium, ce qui contribuerait à la prévention du rachitisme. Il favorise une flore intestinale spécifique de bifidobactéries.
Il est scindé par l’enzyme Lactase en : glucose (qui assure l’activité physique) et galactose (pour le développement du cerveau).

Les Oligosaccharides  (Human Milk Oligosaccharides) sont des sucres complexes spécifiques du lait humain.

Ils se comportent comme des probiotiques et favorisent l’installation et la prolifération d’une flore intestinale spécifique et inhibent le développement des germes pathogènes.

 

Lipides (38 g/L, 9 Kcal/g en moyenne)

Ils constituent la principale source d’énergie (env. 50% des calories totales). 

L’âge gestationnel du bébé influe sur le type et la quantité de graisses dans le lait maternel.
La teneur en acides gras dépend de la qualité des graisses composant les apports alimentaires de la mère.

La meilleure digestibilité des graisses du lait maternel tient à la présence d’une lipase dépendante des acides biliaires du nouveau-né qui compense au niveau duodénal, l’insuffisance des lipases pancréatiques.

Les acides gras essentiels sont nécessaires au développement cérébral et neurosensoriel du bébé.
Ils ont la fonction de se convertir en acides gras polyinsaturés à chaîne plus longue : oméga 6, oméga 3 et DHA (acide docosahexaénoïque), composants qui ont un rôle démontré dans les processus de maturation cérébrale et rétinienne. 


 Le cholestérol : Le lait maternel contient beaucoup de cholestérol (2.6 à 3.9 mM/L).
C’est une composante essentielle à la croissance, à la réplication et au maintien des cellules. 

Les enfants allaités ont un apport élevé de cholestérol comparativement à celui des adultes et un niveau de cholestérol plasmatique plus élevé que les enfants recevant des préparations pour nourrissons (PPN).

Cet apport élevé en cholestérol pourrait avoir un effet qui perdure sur la capacité de l’enfant à métaboliser le cholestérol, et être protecteur à long terme pour les maladies cardiovasculaires de l’adulte. 

Protéines (environ 8 à12g/L, 4 Kcal/g)

La faible teneur en protéines du lait maternel est adapté à l’immaturité rénale et hépatique du bébé (4 fois moins de protéines que dans le lait de vache).
Ces protéines se décomposent d’une façon plus complète et sont mieux absorbées par le système digestif du nourrisson que les protéines des PPN.

Les protéases du lait maternel clivent activement les protéines au niveau de la glande mammaire, amorçant la libération de peptides fonctionnels, soit plus de 1100 peptides uniques dérivés de cette hydrolyse. 
Ainsi l’enfant reçoit des protéines partiellement prédigérées et de nombreux peptides bioactifs potentiels. 

Les caséines (40 % des protéines)
Les caséines ne représentent que 40 % des protéines du lait maternel contre 80 % pour le lait de vache et forment des micelles beaucoup plus petites que celles du lait de vache.
Lors de sa dégradation, la caséine Béta libère des peptides à activité biologique (activité opioïde ou anti-infectieuse).
Les caséines favorisent un rapport calcium/phosphore optimal pour leur absorption. 
Le pourcentage élevé de protéines solubles et les micelles de caséine de petite taille favorisent une vidange gastrique plus rapide qu’avec les PPN. 
Cette coagulation fine permet une vidange gastrique de 60 à 90 minutes à la différence de la coagulation en gros blocs des PPN avec une vidange gastrique de 3 heures. 

Les protéines du Lactosérum (60 % des protéines)

  • l’Alpha-lactalbumine (3,5 g/L), productrice de lactose nécessaire à la construction du cerveau humain 
  • la lactotransferrine ou lactoferrine (1,5 g/L) s’approprie le fer sérique nécessaire au développement de certaines bactéries. Elle serait capable de cibler les bactéries pathogènes en formant des capsules qui viennent encercler la bactérie et percer sa membrane cellulaire pour l’englober et la tuer.
  • le Lysosyme est une glycoprotéine dont le rôle essentiel est la lyse bactérienne. Son taux lacté augmente avec le temps.
  • des Immunoglobulines, en particulier les IgA de type sécrétoire (IgAs, 0,5 à 1 g/L)
  • des facteurs de croissance comme l’Insuline-Like Growth Factor (IGF1), le Transorming Growth Factor (TGF), les facteurs de croissance leucocytaires (g-CSF) et l’Epidermal Growth Factor (EGF) qui a une action trophique sur les muqueuses gastrique et intestinale. 
  • des cellules immunocompétentes : Macrophages, polynucléaires, lymphocytes
  • des Immunoglobulines : Le bébé reçoit des Immunoglobulines A dirigées contre les bactéries pathogènes du milieu de vie de sa mère.
  • La Neuréguline-4 (NRG4), une protéine présente seulement dans le lait maternel, procure l’effet protecteur contre la destruction intestinale en cause dans l’entérocolite ulcéronécrosante chez le prématuré.
  •  Des Acides aminés essentiels
    Le lait maternel est riche en Taurine et en Cystine. 
    Il est 5 à 10 fois plus riche en acides aminés libres que les PPN notamment en glutamate/glutamine, auxquels ont attribue un rôle trophique sur l’instentin. 
     

Enzymes

Les protéases, lipases et amylases favorisent la digestion des protéines, graisses et amidon ingérés par l’enfant.

Sels minéraux

​​​La teneur en sel minéraux (2,50 g/L) du lait maternel permet de limiter la charge osmolaire rénale à des valeurs assez faible (93 mOsm/L).
Cette faible charge osmolaire rénale constitue une sécurité en cas de pertes hydriques excessives, par transpiration ou diarrhée, en permettant de mieux assurer le maintien de l’équilibre de la balance hydrominérale.
Les différents oligoéléments, comme le Fer et le Zinc, ont une meilleure biodisponibilité en raison des ligands présents dans le lait maternel, qui facilitent leur absorption. 

  • Le Sodium assure une protection contre la déshydratation. 
  • Le Calcium: le lait maternel contient 4x moins de Calcium que le lait de vache mais il est mieux assimilé grâce à la proportion calcium-phosphore et la teneur élevée en lactose.
  • Le Fer, lié à la lactoferrine, est résorbé par la haute teneur en lactose et vitamine C. Si l’allaitement est exclusif, il n’y a pas besoin de supplément en fer pendant les 6 premiers mois de vie de l’enfant.
  • L’iode et le fluor 
    Sauf en cas de carence de la mère, une supplémentation n’est pas recommandée pour les nourrissons allaités. 
    En Suisse, le sel alimentaire est enrichi en iode (25mg/kg de sel) et en fluor (250 mg/kg de sel).

Vitamines

Le taux de vitamines dans le lait maternel est influencé par l’alimentation de la mère

  • Vitamines liposolubles ADEK

La Vitamine A est présente en quantité suffisante sauf chez la mère sous- alimentée.

Le taux de vitamine D du lait maternel est affecté par le statut maternel pour cette vitamine et une augmentation des apports augment ce taux : exposition à la lumière du soleil, supplémentation adéquate (recommandation de 400 UI/j)

Le taux de vitamine E (antioxydant) dans le lait maternel est plus élevé dans le Colostrum et diminue ensuite avec la progression de la lacation. 

Le lait maternel contient peu de vitamine K.
La Société Suisse de Néonatologie recommande l’administration de 3 doses de vitamine K (Konakion MM 2 mg par exemple) 4 heures après la naissance, le 4ème jour de vie et à l’âge de 4 semaines. 

  • Vitamines hydrosolubles

La concentration en vitamine C dans le lait maternel est en corrélation positive avec l’apport maternel en vitamine C provenant des aliments, dans le cas d’un régime sans complément. 
La vitamine C présente dans les aliments est beaucoup mieux absorbée et passe dans le lait maternel qui la vitamine C provenant de suppléments. 

Les Vitamines du groupe B
sont à supplémenter si la mère est végétalienne ou vegan (ne mange aucun produit animal)

HORMONES 

L’interaction entre le facteur de croissance analogue à l’insuline et la glycine-proline cyclique du lait maternel est similaire à celle rapportée chez d’autres mammifères. Elle peut jouer un rôle important dans la définition des trajectoires de croissance des nourrissons au-delà de la première année de vie.
Un lait plus élevé en IGF-1 est associé à un poids plus élevé à 13 mois (p = 0.004) mais un poids plus faibre à 3 ans (p = 0,011) et 5 ans (p = 0,049).
 
Le lait contient une hormone, la cholécystokinine, qui favorise la satiété et l’endormissement du bébé en fin de tétée.

DONNEES RECENTES CONCERNANT LA COMPOSITION DU LAIT MATERNEL

Le lait maternel est une riche source de cellules souches mésenchymateuses multipotentes. 

Les cellules souches du lait maternel survivent dans l’intestin du nouveau-né et traversent sa paroi intestinale pour entrer dans la circulation sanguine du bébé.
Elle agissent sur la réparation et la régénération tissulaire par différents mécanismes allant du remplacement cellulaire à la modulation des réponses immunitaires et inflammatoires.

L’Alphalactalbumine contenue dans le lait maternel pourrait être une substance anticancéreuse. 
La HAMLET ( Human Alphalactalbumine Made Lethal to Tumor cells) se forme suite à la précipitation de la caséine en raison du PH bas de l’estomac. Cela induit une modification de la structure spatiale de l’Alphalactalbumine et sa liaison avec un acide gras. Son efficacité a été démontrée tant in vitro que sur des modèles animaux, et sur divers types de cancer. De plus, elle n’a aucun impact sur les cellules saines et sa toxicité est nulle. 

Le TRAIL (Tumor Related Apotosis Inducing Lingand) est une cytokine provoquant l’apoptose des cellules tumorales. 
Présent dans le Colostrum avec une concentration 400 fois plus élevée que dans le sang humain, ainsi que dans le lait mature à une concentration 100 fois plus élevée que dans le sang, il pourrait avoir un rôle significatif dans la médiation de l’activité anticancéreuse du lait maternel.

Le lait maternel est riche en microARN qui exercent des fonctions de protection et de développement immunitaires spécifiques des tissus du nourrisson. 
La composition en microArn est modifiée au fin de l’allaitement. Ceci peut refléter le remodelage de la glande mammaire en réponse à des modèles d’alimentation du nourrisson qui changent généralement au moment de la diversification alimentaire, ce qui suggère une adaptation aux besoins de l’enfant.
Les changements de concentration de polluants organiques persistants dans le lait maternel sont en corrélation positive avec la perte de poids de la mère. L’équilibre entre les avantages et les risques de l’allaitement ne change pas si la perte de poids est limitée à 0,5 Kg par semaine. 

Plus d’informations : 

Variation de la composition et de l’aspect du lait maternel

Au cours de la période totale d’allaitement, la composition du lait maternel varie.
Le colostrum de couleur jaune-orangé est plus épais que le lait nature. 
Le lait s’éclaircie pendant la phase de transition pour devenir plus blanc lorsqu’il est mature. 

DU COLOSTRUM AU LAIT MATURE :

Dans les premières semaines, le volume de lait augmente ainsi que la teneur en lactose, alors que celle des oligosaccharides diminue.

Les sels minéraux diminuent de moitié.

La proportion des protéines est divisée par dix. La teneur en acides aminés libres baisse pour remonter ensuite légèrement.

Parallèlement, la proportion des lipides double.

La concentration en graisses est la variable la plus importante du lait maternel et les graisses contribuent à un peu plus de la moitié des apports énergétiques du lait maternel.

La concentration en graisses augmente au fur et à mesure de la tétée proportionnellement à la vidange du sein :

En début de tétée,le lait maternel est riche en eau et en sels minéraux pour désaltérer le bébé. Puis, les protéines et les lipides augmentent en quantité. A la fin de chaque tétée, les lipides se concentrent de plus en plus dans le lait et donnent au bébé un sentiment de satiété. C’est le signal de fin de tétée pour le bébé.

La capacité de stockage du sein a une influence sur l’importance des variations de la concentration des graisses. Chez une mère qui a une grande capacité de stockage, le début ou la fin d’une tétée ne correspond pas nécessairement au début ou à la fin du drainage du sein.

Il est préférable de laisser l’enfant réguler ses besoins selon son appétit.

En période de sevrage, la quantité de sodium et de protéines augmente, la concentration en potassium et lactose décroit progressivement.

LE LAIT DES MERES D’ENFANT DE PLUS D’UN AN
Il existe peu de données concernant la composition du lait maternel au-delà d’un an après l’accouchement. 
Les banques de lait se sont intéressées à cette question et ont montré, suite aux études, que le lait maternel conserve toutes ses propriétés après la première année de lactation. 
Si l’enfant tète suffisamment, la quantité de lait reste constante. Au cours de sa 2ème année, l’enfant allaité a une consommation moyenne estimée à 448 ml.

Plus d’information :

  • Nutrition, Growth, and Complementary Feeding of The Brestfed Infant – Kathryn G. Dewey PhD – Pediatric Clinics of North America – 02/2021  https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S003139550570287X
  • A longitudinal study of human milk composition in the second year postpartum : implications for human mil banking –  Myriam T. Perrin  et al – Matern Child Nutr 01/2017 https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26776058/ 
  • Nutriments and Bioactive Components of Human Milk after one year of lactation : Implication for Human Milk Banks – Sinkiewicz-Darol E. et al – Pediatr Gastroenterol Nutr – 02/2022 https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34520401/

LORSQUE LE LAIT EST TIRE, on peut remarquer que : 

Le lait n’a pas le même aspect en début et en fin de tétée.

Le lait peut avoir différentes odeurs
en lien avec l’alimentation de la mère.

Sa couleur peut varier
:
– Certains médicaments ainsi que certains pigments (vert) ou colorants alimentaires peuvent colorer le lait (jaune, vert, rouge).
– Des lésions sur la zone aréolo-mamelonnaire comme des crevasses pourront coloriser le lait en rose. 
– Le « syndrome du tuyau rouillé », présence de sang dans le colostrum en fin de grossesse ou en début de lactation, donne une couleur rouille ou rouge au lait. Il est en rapport avec l’activation de la glande mammaire en préparation à la lactation. Ce phénomène indolore, disparaît habituellement spontanément 5 à 10 jours après la naissance, et le lait ne présente aucun danger pour le nourrisson allaité. associé à la rupture des capillaires sanguins de la glande mammaire, pourront coloriser le lait en noir- brun.

Après réfrigération ou congélation, les constituants du lait maternel se séparent
, la crème surnage et le reste du lait ressemble à de l’eau. Il suffit d’agiter doucement le récipient avant de donner le lait au bébé.

Plus d’informations : 

LE COLOSTRUM

Premier lait à la naissance, le COLOSTRUM est un véritable concentré nutritionnel particulièrement bien adapté aux besoins du nouveau-né.
Il est particulièrement riche en protéines (42 g/L) et en anticorps. 
Il contient également des sels minéraux, des vitamines, des enzymes.


Les petits volumes du Colostrum permettent au bébé d’apprendre à téter et déglutir au sein avec des quantités progressives, de démarrer en douceur ses systèmes digestifs et enzymatiques et d’épargner son foie et ses reins encore immatures.
La concentration en sel permet au bébé d’adapter son pourcentage en eau :
le foetus est constitué de 75% d’eau ; par la respiration, le nouveau-né s’ajuste en quelques jours à son nouveau milieu aérien et se stabilise à 65% d’eau

Le colostrum exerce une fonction laxative : il favorise l’évacuation du méconium, premières selles contenues dans les intestins du nouveau-né.

La meilleure immunité observée chez les nourrissons nourris au sein  est ainsi attribuée au colostrum.
Les types d’anticorps rencontrés dans le colostrum dépendent des agents infectieux auxquels la mère a été exposée durant son existence, soit naturellement, soit par vaccination.
Ils aideront le nouveau-né à lutter contre d’éventuelles infections et à se forger un solide système immunitaire.
Les premiers jours de vie du bébé, la perméabilité de ses cellules intestinales permet encore de laisser passer ces grandes molécules ; plus tard, ces anticorps seront détruits au cours du processus de digestion.

Lorsque l’enfant ne peut pas accéder au sein à la naissance, la mère peut collecter son Colostrum pour le donner à son bébé. 

Expression du colostrum pendant la grossesse et après l’accouchement – Elacta – Lactation and Breastfeeding 01/2019
 

Richesse du colostrum vs lait maternel :

Richesse du colostrum vs lait maternel 
Protéines4 à 5 fois plus
Lipides3 fois moins
Lactose1.5 fois plus
Autres glucides2 fois plus
Anticorps4 à 5 fois plus
Enzymes2 à 4 fois plus
Sels minéraux1.5 fois plus

Comparaison des différents laits

 Lait maternel maturePréparation pour nourrissonsLait de vache
Protides: CaséineLactoserum 1g 0.85g 0.7g1,5-1,7g  3,7g 2.8g 0.7g
Lipides : Acide linoléiquecholestérol3,5 g 350 mg 20 mg2,6-3,9 g 350-740 mg3,5 g 90 mg 13 mg  
Glucides totaux : LactoseOligosaccharides  7,5 g 6.5 g 1,0 g6,7-9,5 g  4,5 g 90 mg traces
Minéraux totaux : SodiumFer  210 mg 10 mg 0.1 mg250-500 mg900 mg 50 mg 0.03 mg